van Cauwelaert, Didier | 1994 | Un aller simple | Paris, Editions Albin Michel | 195p.
4ème de couverture:
“J’ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. Une Ami 6 de race Citroën. Alors on m’a appelé Ami 6 en souvenir. Ce sont mes origines, quoi. Avec le temps, pour aller plus vite, c’est devenu Aziz. Mamita, qui est née rom en Roumanie où elle a été stérilisée par les nazis, dit toujours que c’était une mauvaise idée de m’abréger comme ça – d’après elle, les noms qu’on donne, ça déteint. Résultat, dans quelques heures, un attaché humanitaire va me reconduire dans le pays d’où je ne viens pas, mais qui figure sur mes faux papiers: le Maroc. Il est chargé de me réinsérer dans mes racines, comme il dit. Je n’aurais peut-être pas dû lui raconter que j’appartiens à la tribu des hommes gris d’Irghiz, réfugiés depuis la préhistoire dans une cité interdite du Haut Atlas. C’est fou le pouvoir d’une légende quand on décide d’y croire …”
Sur le thème d’une amitié imprévisible, cocasse et poignante, entre un petit délinquant seul au monde et un jeune fonctionnaire idéaliste, Didier van Cauwelaert a écrit une comédie cruelle et tendre où il nous fait partager leurs malentendus, leurs illusions, leurs rêves impossibles et l’énergie de leurs espoirs.
Les gens qui n’aiment plus la vie savent très bien quand ils mourront.
Dugain, Marc | Trilogie de l’emprise | 2014 | I. L’emprise | Folio, 20xx | yyyp. 2015 | II. Le quinquennat | Folio, 20xx | yyyp. 2016 | III. Ultime partie | Folio, 20xx | yyyp.
Résumé d’éditeur
I. L’emprise Un favori à l’élection présidentielle, le président d’un groupe militaro-industriel, un directeur du renseignement intérieur, un syndicaliste disparu après le meurtre de sa famille, une photographe chinoise en vogue… Qu’est-ce qui peut les relier? Lorraine, agent des services secrets, est chargée de faire le lien. De Paris, en passant par la Bretagne et l’Irlande, pourra-t-elle y parvenir? Rien n’est moins certain.
II. Le quinquennat Favori à l’élection présidentielle, Launay a scellé pendant la campagne un pacte avec son plus farouche adversaire, Lubiak, issu du même parti que lui. Mais Launay rêve de s’inscrire dans la postérité. Alors il change la donne en soumettant au référendum une nouvelle constitution. Une lutte à mort débute entre les deux hommes. Launay décide de se défaire de l’emprise que les services américains ont sur lui. Les alliances de circonstance, soudées avant l’élection, se renversent, et la lutte entre services de renseignement s’intensifie.
III. Ultime partie Ultime partie est le dernier volet de la Trilogie de L’emprise. Launay, le favori de l’élection présidentielle, va enfin accéder au pouvoir et réformer la Constitution contre l’avis de son ennemi intime Lubiak. Les deux hommes se livrent un combat à mort même s’il s’agit d’une mort symbolique. On y retrouve d’autres personnages de la série. Lorraine, l’espionne qui ne se sent pas à sa place, témoin de la disparition du syndicaliste Sternfall, qui est menacée de mort par les services secrets français et américains alors que Launay a ordonné sa disparition. Terence, le journaliste d’investigation intègre, qui prend la mesure de sa puissance et transige avec ses principes.
Le récit nous entraîne dans les couloirs cachés de l’exercice du pouvoir mais aussi dans la réalité des services secrets. Avec ce roman, Marc Dugain offre une issue fascinante à la Trilogie de L’emprise. Les rivalités entre les personnages atteignent ici leur paroxysme, la volonté de pouvoir des hommes politiques est montrée dans toute sa cruauté et sa vérité.
Mon avis
Ceci n’est pas du tout une redécouverte. Je l’ai lu à la suite de ma redécouverte de l’excellente House of Cards du britannique Michael DOBBS. Je comprends que l’Emprise devait être une série télévisée sur le modèle de HoC. Bien qu’il avait prévu de tourner une fiction démontant les rouages du système politique français, Dugain décida d’en faire une trilogie sous forme de livres.
Finalement, je suis un peu déçu de cette trilogie. Je m’étais vraiment régalé du premier tome qui promettait de l’action lardé de quelques réflexions sur la société et la politique. Malheureusement à partir de la deuxième partie Le quinquennat et surtout dans l’Ultime partie Dugain perd le lecteur dans le dédale des coups-bas et des réminiscences de l’actualité (politique) Française des dernières années. Dugain accumule nombre d’histoires dont certaines ne sont jamais élaborées à fond, ou tout simplement laissé comme tel. Tout cela est trop difficile à suivre pour ceux qui ne l’ont pas vécu au jour le jour.
Citations
« Il était conscient qu’une fois au sommet de l’Etat il ne pourrait rien changer en profondeur. Le pouvoir était désormais ailleurs, partiellement insaisissable, et le reprendre exigeait des sacrifices qu’on ne pouvait demander à personne dans le pays. Il se voyait au mieux l’arbitre pondéré entre des égoïsmes contradictoires et antagonistes dissimulant leur véritable nature sous des contours généreux. »
Dugain, Trilogie de l’emprise
A (re)découvrir
Dobbs, Michael (1989). House of Cards. Dobbs, Michael (1992). To play the King. Dobbs, Michael (1994). The Final Cut.
Child, Lee | 1997 | The Killing Floor | Audible, 20xx | min.
This is a rediscovery of sorts. Although I have read or listened to – over the past twenty years – all the Jack Reacher books, I only now got around to listen to his debut novel and also the first book to feature the character Jack Reacher.
Child’s story veers into the excessive and silly on occasion, but with controlled Reacher as the narrator it gives the book and story a solid, almost reasonable-sounding foundation. It is ultimately an over the top fantasy-thriller, both regarding the crime and the criminal’s reach — right down to too-neat Margrave (“the most immaculate town I had ever seen”) a town so flush with cash that no one seems to do any real work — and the violence. Also the distances traveled — Reacher drives and flies far and wide. (Some of the less likely elements — such as how Finlay wound up in Margrave — at least add a nice humorous touch.) But it’s just plausible enough — and nicely detailed and observed — to make for an engaging enough read, bouncing rapidly and constantly from one tense situation or confrontation to the next.
Même si tout se passe bien avec Dragan Dostom, son camarade de cellule, proxénète et albanais, qu’il initie aux subtilités des romans de Flaubert, pourquoi et comment Chistophe Leibowitz-Berthier, avocat – commis d’office la plupart du temps – se retrouve-il en prison? Doué en rien et bon à tout, il s’était inscrit après le bac dans ce qui était d’abord une fac de droite avant d’être une fac de droit. Plus tard il choisi un maître de stage à la mesure de son désenchantement qui ressemblait au Ioda de La Guerre des étoiles qui lui apprit que pour gagner plein d’argent, il fallait qu’il soit un gros avocat métèque méchant qui plaide avec la même niaque qu’un chien qui crève de faim. Comme le héros de la Nausée le poids de l’absurdité de sa profession lui est tombé dessus d’un coup un jour de permances aux comparutions immédiates. Pour n’a-t-il pas raccroché la robe ce jour-là?
“Relax,” said the night man “We are programmed to receive You can check-out any time you like But you can never leave!”
A lire
Hannelore CAYRE (2004), Tableaus. Hannelore CAYRE (2004), XO
Un
crime à l’état-major de Napoléon ! L’affaire est assez sérieuse pour
que l’Empereur convoque à Boulogne son meilleur policier, Donatien
Lachance. Qui a tué Pierre Levasseur, l’aide de camp préféré de Napoléon
? Y a-t-il un espion au coeur de la Grande Armée ? Pour résoudre
l’énigme, pour écarter la menace qui pèse sur le sort de la France,
Lachance suit Napoléon dans sa campagne la plus glorieuse, celle qui
emmène les grognards de Boulogne à la bataille d’Austerlitz.
Au
fil de cette enquête qui plonge au coeur de la stratégie du plus grand
capitaine de l’histoire, Donatien pourra-t-il reconquérir sa femme,
Olympe, républicaine ardente prise d’une passion brûlante pour un jeune
aristocrate rallié au régime ? Au milieu des intrigues qui entourent
Napoléon, des pièges tendus par les agents des puissances ennemies, des
ruses dont l’Empereur savait user pour mystifier ses adversaires,
Lachance ira de palais en bivouac et de surprise en surprise.
Passionnant sur le plan historique, l’intrigue policière l’est un peu moins et passe au second plan. L’auteur joue avec L’Histoire, incluant des personnages réels, comme Murat, le célèbre espion Schulmeister, des personnages fantaisistes, comme le policier Donatien Lachance et sa femme Olympe, et cette enquête policière à l’état major de l’Empereur sur fond de batailles napoléoniennes pendant la campagne d’Austerlitz.
Extraits & Citations
“… chercher à comprendre, c’est déjà désobéir.”
“Napoléon marchait comme dans un rêve, émerveillé par le spectacle de cette armée fanatisée par un seul homme. Donatien suivit à quelques pas, fasciné par ce moment unique, le coeur transporté par ces soldats qui brûlaient leur couchage pour fêter celui qui les envoyait à la mort. Il se dit qu’il n’oublierait jamais une seule de ces images, ni les torches orangées qui trouaient la nuit, ni le petit homme dont le bicorne noir et luisant reflétait la lumière du feu, ni les cris qui transperçaient l’âme, ni le regard éperdu des soldats qui regardaient passer, calme et bienveillant, celui qu’ils tenaient pour le dieu de la guerre.” “Vingt minutes s’écoulèrent encore. Napoléon avait demandé sa lunette et la braquait vers le sud tandis que l’aube blanchissait peu à peu le sommet des collines face à eux. Soudain, un disque incandescent émergea du brouillard et nimba le tertre d’une lumière rouge. Deux hauteurs se découpèrent en noir sur le paysage, alors que la brume tout autour prenait une teinte rosée dans la lueur de l’aurore. – Sire, c’est le soleil de la victoire, dit Soult. – Oui, dit Napoléon. Le soleil d’Austerlitz !” “Ainsi Napoléon établissait-il sa réputation de devin de la guerre. Il semblait inspiré par son génie. Il était renseigné par ses espions.” “Pour être le plus fort dans quelques jours, il fallait se montrer faible aujourd’hui. Pour gagner, il fallait jouer les perdants.” “Tout juste, monsieur le commissaire, dit Napoléon d’un ton triomphant. La surprise et la ruse sont les maîtresses des batailles, Lachance. Nous tenons une arme décisive. Gardons-la.” “Ainsi ma politique de réconciliation ne suffit pas. Le sang appelle toujours le sang et le crime, la vengeance. Robespierre et ses émules ont créé autant d’ennemis à la République qu’ils en ont tués. Cette politique de Terreur est un expédient. Elle ne vaut rien à terme. La peur ne peut pas guider les peuples. Il y faut l’ordre, le bon gouvernement, la gloire …” “C’est un homme diabolique dont le charme et les talents sont employés à l’établissement d’une nouvelle tyrannie. Voilà la vérité.” “C’est la guerre qui est dangereuse, mon amie. On la fait ou on ne la fait pas. Il n’y a pas de milieu.”
Autres livres Joffrin, Laurent (2013) Le grand Complot. Joffrin, Laurent (2010) L’énigme de la rue Saint-Nicaise.
Bill BRYSON (2013). One Summer – America – 1927. My copy: New York, Doubleday, 2013.
What a year to rediscover.
Babe Ruth hit 60 home runs. The Federal Reserve made the mistake that precipitated the stock market crash. Al Capone enjoyed his last summer of eminence. The Jazz Singer was filmed. Television was created. Radio came of age. Sacco and Vanzetti were executed. President Coolidge chose not to run. Work began on Mount Rushmore. The Mississippi flooded as it never had before. A madman in Michigan blew up a school and killed forty-four people in the worst slaughter of children in American history. Henry Ford stopped making the model T, and promised to stop insulting Jews. And a kid from Minnesota flew across an ocean and captivated the planet in a way it had never been captivated before. (p. 563)
Van Dongen, Peter | 1998 | Rampokan 1. Java | | p. | ♥♥♥ Van Dongen, Peter | 2004 | Rampokan 2. Celebes | | p. | ♥♥♥
Is Rampokan het herontdekken waard ?
De herontdekking slaat zowel op de zeer mooie strip maar vooral op het onderwerp – de onafhankelijkheid van Indonesië in 1946 – dat hier op een magistrale manier door Peter Van Dongen wordt gebracht.
De titel is afgeleid van de traditionele Javaanse ceremonie ‘rampokan macan’ een ritueel bedoeld om de wandaden door panters of tijgers te bezweren. De rampokan werd in 1905 geband door de koloniale autoriteiten van Nederlands Oostindië.
Bespreking
Rampokan speelt in het Indonesië van vlak na de Tweede Wereldoorlog. De onafhankelijkheidsstrijd woedt in alle hevigheid. De Nederlandse regering stuurt het leger erop af om het oude gezag te herstellen. Anders dan de historische setting misschien doet vermoeden, is Rampokan allesbehalve een feitelijk verslag van de oorlogshandelingen. Het gaat Van Dongen niet zozeer om de zogenaamd onvermijdelijke loop van de geschiedenis, maar om de wijze waarop gewone mensen daarin verstrikt raken. Hun lotgevallen krijgen reliëf tegen de achtergrond van de rampokan, het rituele tijgergevecht aan het einde van de ramadan, symbool van de strijd tussen goed en kwaad.
Opvallend aan Rampokan is de stijl waarin Van Dongen de strip gemaakt heeft. Rampokan staat in de traditie van de klare lijn, de vermaarde, zo leesbaar mogelijke tekenstijl van Hergé en Edgar P. Jacobs. Waar in klassieke klare-lijnstrips als Kuifje en Blake & Mortimer Aziaten – voor zover ze al niet gelden als ‘het gele gevaar’ – hooguit een bijrol als bedienden of slachtoffers vervullen, zijn in Rampokan de rollen omgedraaid. Het is geen bewuste keuze van de tekenaar – Van Dongen beschouwt de klare lijn als zijn natuurlijke handschrift – maar zeker een opmerkelijk contrast.
Camilleri, Andrea (2002). The Shape of Water. Originally published in Italian as La forma dell’ acqua (1994). My copy: Viking Penguin, New York, 2002.
REDISCOVERY NOTE
Andrea Camilleri died on July 17th, 2019. A sad moment to rediscover this superb author who only started writing his Montalbano novels in 1995, aged 70.
Andrea Camilleri’s appeal did not lay in the detective aspects of his books, though those are certainly satisfying, but in the many characters that populate them. Each and everyone seems to have walked in from real life, only to return to their daily lives again when they leave. The detective story is but the form to create a warm, colorful, ‘chiaroscuro’ universe full of contrasts, as one only finds in the Italian south. A mere pretext to describe a kaleidoscope of characters, movements, everyday life, history, humanity and ruthlessness in which Camilleri’s particular style of interwoven neologisms gives a unique touch to the art of describing the deep South in a way you always want to rediscover.
‘Salvù’, commissioner Salvo Montalbano, is first man and then commissioner, character of a rectitude and human sensibility difficult to preserve in a land full of contrasts and continuous compromises.
The 30 books are absolutely devoid of references to real life, but since the latter tends to continually overcome the imagination, the author ‘washes his hands’ (‘lava le mani’) of the coincidences that ‘the games of chance’ (‘il giochi del caso’) cannot charge him for responsibility. Fantastic!
JACKET NOTES
Andrea Camilleri’s Inspector Montalbano has become a phenomenal success whose adventures have been translated from Italian in eight languages, from Dutch to Japanese. The Shape of Water is the first book in a sly, witty, engaging series, with a sardonic take on Sicilian life.
The goats of Vigata once grazed on the trash-strewn,
sirocco-swept site still known as the Pasture. Now local enterprise of a
different sort flourishes: drug dealers and prostitutes of every
flavor. But their discreet trade is upset when two employees of the
Splendor Refuse Collection Company discover the body of engineer Silvio
Luparello, one of the local movers and shakers–apparently deceased in
flagrante at the Pasture. The coroner’s verdict is death from natural
causes–refreshingly unusual for Sicily. But Inspector Salvo Montalbano,
as honest as he is streetwise and as scathing to fools and villains as
he is compassionate to their victims, is not ready to close the
case–even though he’s being pressured by Vigata’s police chief, judge,
and bishop.
The Shape of Water is the first in Camilleri’s series of contemporary mystery novels featuring Inspector Salvo Montalbano and set in Vigáta, a fictional seacoast town in southern Sicily. One can’t help but love this Montalbano character. He’s an unpretentious and honest Italian policeman who doesn’t care who he offends when he is intent on solving the crime of the moment. In this case, there doesn’t seem to be a crime at all when an influential local contractor is found dead in a very compromising situation. The deceased Silvio Luparello appears to have had a last fling with a prostitute and suffered a massive and fatal heart attack in the process. Montalbano becomes suspicious when a powerful politician, a judge, and a bishop all apply pressure to quickly close the investigation. Our hero manages to get a 48-hour extension during which he sorts it all out.
Camilleri is a master at describing this part of Sicily and the vast array of interesting characters local to the area. Montalbano’s many colleagues in the Questura are a delightful bunch of guys. Livia, his ladyfriend, is in Genoa and much of their relationship is over the phone. He is often tempted by other beautiful women but always remains faithful. Any Italian story, worth it’s salt, has to talk about food. Camilleri does not disappoint — Montalbano not only has a housekeeper, Adelina, who always leaves his refrigerator stocked with mouth-watering local seafood delicacies; but his commissario’s wife regularly invites him to dinner to sample her creative recipes.
Stephen Sartarelli does an admirable job in translating Camilleri’s novel from the Italian. While reading THE SHAPE OF WATER, you always get the sense that this is an Italian mystery about Italian characters and written by a superb Italian author. – by Carlo Vennarucci, italian-mysteries.com, November 2003
On a dark desert highway, cool wind in my hair Warm smell of colitas, rising up through the air Up ahead in the distance, I saw a shimmering light My head grew heavy and my sight grew dim I had to stop for the night There she stood in the doorway I heard the mission bell And I was thinking to myself “This could be Heaven or this could be Hell” Then she lit up a candle and she showed me the way There were voices down the corridor I thought I heard them say
Welcome to the Hotel California Such a lovely place (Such a lovely place) Such a lovely face Plenty of room at the Hotel California Any time of year (Any time of year) You can find it here
Her mind is Tiffany-twisted, she got the Mercedes bends She got a lot of pretty, pretty boys she calls friends How they dance in the courtyard, sweet summer sweat Some dance to remember, some dance to forget
So I called up the Captain “Please bring me my wine.” He said, “We haven’t had that spirit here since nineteen sixty nine.” And still those voices are calling from far away Wake you up in the middle of the night Just to hear them say
Welcome to the Hotel California Such a lovely place (Such a lovely place) Such a lovely face They livin’ it up at the Hotel California What a nice surprise (what a nice surprise) Bring your alibis
Mirrors on the ceiling The pink champagne on ice And she said “We are all just prisoners here, of our own device” And in the master’s chambers They gathered for the feast They stab it with their steely knives But they just can’t kill the beast
Last thing I remember I was running for the door I had to find the passage back to the place I was before “Relax,” said the night man “We are programmed to receive You can check-out any time you like But you can never leave!”
De Witte werd wakker en deed onmiddellijk zijn oogen wijd open. Zijn eerste gewaarwording was: verbazing, zoo vlak voor zijn oogen de slaapkamer te zien, het bed van Heinke daar in den hoek, de oude broeken aan den kapstok tegen den muur, heel den doodgewonen rommel van de kelderkamer met haar niezigen, onfrisschen zweetreuk van iederen morgen. Hij droomde juist dat hij te paard zat en vierklauwens over den steenweg vloog, daarna was ‘t iets van een nieuwe broek, – toen hij wakker werd en de alledaagschheid van de dingen in de kamer zoo brutaal op hem neersloeg. Hij deed zijn oogen weer toe, of ‘t nog terugkomen zou.. neê, de vervelende weekdag die weer begon, de school, de meester, verdrongen in zijn kop alle ander denken.