Het was maar een grapje!

Kästner, Erich | 1931/2013 | Naar de haaien [orig. Der Gang vor die Hunde] | Lebowski publishers, Amsterdam, 2014 | 155p.


Naar de haaien, het meesterwerk van Erich Kästner, is de diep pessimistische getuigenis van de nogal verwarde periode kort voor Hitler in 1933 de macht greep. Het manuscript – te explosief voor de uitgever omwille van uitbundige seksscènes, de feitelijke weergave van wijdverspreide losbandigheid tijdens de Weimarreupliek – werd voor publicatie gewijzigd en ingekort en in tegenstelling tot de oorspronkelijke bedoeling van Kästner, uitgegeven onder de titel Fabian. In 2013 werd de oorspronkelijke roman woord voor woord bewerkt door de Kästner-expert Sven Hanuschek en gepubliceerd onder de oorspronkelijke Kästner titel: Der Gang vor die Hunde. Ik las hem in de uitstekende vertaling door Maaike Bijnsdorp en Lucie Schaap: Naar de haaien.

Naar de haaien vertelt het verhaal van Jakob Fabian, een werkloze Duitse arts die in het begin van de jaren dertig door de Berlijnse nacht dwaalt als een afstandelijke getuige van de constante losbandigheid waarin de Berlijners de finale ineenstorting van de Weimar republiek afwachten, met zijn talloze bordelen, extravagante kunstenaarsstudio’s en illegale pubs waar mensen dronken, leefden en op de een of andere manier liefhadden alsof morgen niet bestond. Op zijn reis door de Berlijnse onderwereld ervaart Fabian een zoete maar teleurstellende liefde, de bittere strijd tussen communisten en nationaalsocialisten, de zelfmoord van een idealistische man en uiteindelijk het einde.

Lees meer:

https://birgit-boellinger.com/2015/05/10/erich-kastner-fabian-der-gang-vor-die-hunde/

https://dieschreibmaschine.net/2021/03/17/schmoeker-der-gang-vor-die-hunde-von-erich-kaestner/

https://www.tzum.info/2014/05/recensie-erich-kastner-naar-de-haaien/

Y a pas d’hélice hélas. C’est là qu’est l’os !

Oury, Gérard | 1966 | La Grande Vadrouille | Les Films Corona & Rank Organisation | 124′

Pour une fois pas un livre et pas vraiment une redécouverte. Le 14 juillet la télé repassait La Grande Vadrouille, un film que j’ai probablement vu sinon une vingtaine alors un dizaine de fois et qui chaque fois fait chaud au coeur.

Synopsis

En 1942, pendant l’Occupation, un bombardier britannique embarquant cinq hommes d’équipage est abattu au-dessus de Paris par la Flak, lors d’un retour de raid aérien. Ses occupants sautent en parachute. Deux sont faits prisonniers, les trois autres parviennent à échapper aux Allemands. Le premier, sir Reginald Brook – alias « Big Moustache » – (Terry-Thomas), atterrit dans le zoo de Vincennes, le second, Peter Cunningham (Claudio Brook), sur la nacelle d’un peintre en bâtiment, Augustin Bouvet (Bourvil), et le dernier, Alan MacIntosh (Mike Marshall), sur le toit de l’opéra Garnier avant de se réfugier dans la loge d’un chef d’orchestre acariâtre, Stanislas Lefort (Louis De Funes). Bouvet et Lefort doivent alors, malgré eux, cacher les aviateurs avant de les aider à rejoindre la zone libre, et de là l’Angleterre. Pourchassés par les Allemands et notamment le major Achbach (Benno Sterzenbach), les fugitifs traversent de nombreuses péripéties lors de leur voyage vers la Bourgogne. Ils franchiront enfin la fameuse « ligne de démarcation », avec l’aide de Germaine, la patronne de l’« hôtel du Globe » à Meursault, et atteindront la zone libre en planeur. (Wikipedia.fr)

Mes favoris entre plein de superbes répliques:

1. Bourvil (Augustin) et Louis de Funes (Stanislas) aux bains turques

Augustin : Are you ?
Stanislas : You are ?
Augustin : Yes, happy. 
Stanislas : Glad. Where is Big Moustache ?
Augustin : I don’t know, and if you don’t know, I don’t know, no ?
Stanislas : I don’t understand.
Augustin : You, you come with me to pick up Peter.
Stanislas : No, YOU, you come with me to pick up Mac Intosh!
Augustin : Non, non, non, you, you, you.
Stanislas : I beg your pardon.
Augustin : And if you don’t come, I… Ah ben merde alors ! Comment on dit?
Stanislas : Comment ça merde alors ? But alors you are french !
Augustin : Yes… You are not english?
Stanislas : No.

3. Louis de Funes (Stanislas Lefort) à l’Opéra, à fin de la répétition.

Merci messieurs. C’était très bien ! C’était très bien ! […] Vous c’était bien là-bas. Vous c’était bien … heu … c’est comme ci comme ça. Dites moi, vous ! On ne vous a pas entendu, on ne vous entend jamais ! Vous n’arrêtez pas de bavarder, faites attention, faites très attention ! Écoutez, j’ai une conception personnelle de l’ouvrage, ce n’est pas assez triomphal, pas assez orgueilleux, de l’orgueil bon sang ! […] C’est de la bouillie tout ça ! C’était pas mauvais, c’était très mauvais ! Voilà, exactement ! Alors reprenons au 17 !

4. A la Kommandantur de Meursault

Augustin : Ils peuvent me tuer, je parlerai pas !
Stanislas : Mais moi non plus, ils peuvent vous tuer, je ne parlerai pas !
Augustin : Je savais que je pouvais compter sur vous !

5. En appercevant les planeurs

Augustin : Y a pas d’hélice hélas.
Stanislas : C’est là qu’est l’os.

La vérité doit s’imposer sans violence.

Tolstoï, Léon | 1867 – 1869 | La Guerre et la Paix [orig. Война и мир] | Bibliothèque de la Pléiade, Editions Gallimard, 1952, réédition 2017 | 1620p.


J’ai mis longtemps avant de me décider à relire La Guerre et la Paix. Je l’avais lu il y près de cinquante ans en Néerlandais – Oorlog en Vrede – dans la traduction de René de Vries, publiée en 1965 chez Bigot & Van Rossum à Blaricum. C’était une édition peu attrayante (très petites lettres) et une traduction qui n’incitait pas à vraiment à (re)lire ce grand roman. Apart le russe on avait également traduit tout les passages écrit par Tolstoï en français, langue que parlait au début du XIXème siècle l’aristocratie Russe. Pour cette raison et bien qu’il existe maintenant une bien meilleure traduction Néerlandaise (la traduction des conversations en français sont cité en bas de page) – j’ai décidé de relire La Guerre et la Paix en français.

La Guerre et la Paix commence en 1805 alors que Bonaparte vient de se faire couronner empereur. Face à lui s’arme une coalition des grands pays européens qui va de l’Angleterre à l’Autriche et tente de limiter ses ambitions expansionnistes. Ce “monstre corse qui détruit le repos de l’Europe” est l’objet de toutes les conversations dans les salons de Pétersbourg et de Moscou, les deux capitales russes, où l’on se prépare à la guerre. Tout au long du roman, Tolstoï fait alterner les scènes de guerre et les scènes mondaines, et se mêler grande et petite histoire, en faisant se croiser des personnages historiques et des êtres de fiction. D’un côté, il nous emmène sur les champs de bataille (Austerlitz et Borodino), de l’autre, il nous nous fait entrer dans les salons et domaines de la grande aristocratie russe. A la guerre, des soldats se battent, doutent, ont peur, s’interrogent et intriguent pour les meilleurs places, les récompenses et les décorations ; à l’arrière, c’est la paix, on danse, on joue aux dés et aux cartes, on boit du champagne, et l’on intrigue pareillement, on cherche des maris riches pour les filles sans dot et des postes avantageux pour les garçons sans fortune.

Le roman se concentre autour de deux grandes familles, les Rostov et les Bolkonski, deux familles d’aristocrates qui vont être impliquées de près ou de loin dans les orages de la guerre, et autour desquelles gravitent une kyrielle de personnages secondaires qui illustrent une quantité de profils humains. Tout un microcosme se déploie au fil des pages sous nos yeux : on y aime, on y pleure et on y meurt. Et on ne peut imaginer de familles plus différentes que ces deux-là. La famille Rostov est toute en bienveillance et en tendresse, en joies, en plaisirs et en laisser-aller, tandis que la famille Bolkonski est totalement soumise à la tyrannie du père, l’autoritaire prince Nicolas Bolkonski, un vieillard acariâtre, et à l’adoration de Dieu, tout n’y est que rigueur, contrainte et tristesse. Un contraste qui s’incarne en la figure du sombre prince André Bolkonski et en celle de la lumineuse, gaie et passionnée Natacha Rostov, le feu follet de l’histoire. Et c’est le comte Pierre Bezoukhov qui fait le lien entre ces deux familles, un personnage de bon gros un peu pataud, dans lequel il semble que Tolstoï ait mis beaucoup de lui-même. En observateur avisé de la comédie humaine, l’auteur déploie une magnifique galerie de portraits : le ténébreux prince André, toujours malheureux, Pierre Bezoukhov, généreux et désarmant, l’impertinente et belle Natacha, Nicolas Rostov l’impulsif un peu naïf, la vénéneuse Hélène Bézoukhov (née Kouraguine), la sotte Véra Berg (née Rostov), la douce Sonia, l’intrigant Basile (Kouraguine), son fils l’obséquieux Boris, le prodigue comte Ilia Rostov, la dévouée princesse Marie Bolkonskaia, quelques langues de vipères, quelques escrocs, et beaucoup d’autres qui gravitent autour de ceux-là et que l’on croise dans les salons ou sur les champs de bataille. Mais Tolstoï ne tombe jamais dans la caricature, au contraire, il fait souvent preuve de beaucoup de psychologie pour expliquer le comportement de ses personnages, envers lesquels il fait même preuve parfois de malice (quand il se moque des imbéciles). Sur cette masse, tranchent Pierre Bezoukhov et André Bolkonski, tous deux en proie à une douloureuse quête existentielle. 

Dans les salons comme sur le champ de bataille se joue la même comédie sociale pour gagner les faveurs des puissants, on est y généralement plus motivé par l’ambition et la cupidité que par l’intérêt général. Si, sur le champs de bataille, Tolstoï n’échappe pas à une certaine vision romantique de la guerre, il ne néglige ni son côté absurde, quand la victoire échappe toujours à tous les plans, ni son côté sauvage avec des milliers d’hommes s’affrontant dans le brouillard, ni son côté dramatique avec des milliers de morts et de blessés qui agonisent dans la solitude, ni son côté sordide avec les soldats qui crèvent de faim, volent et pillent, ni son côté tactique et politique avec la rencontre en grandes pompes de deux empereurs, ni son aspect tragique : “Un pas au-delà de cette ligne, semblable à celle qui sépare les vivants et les morts, et c’est l’inconnu de la souffrance et du trépas. Et que trouvera-t-on là-bas? […] Tout le monde l’ignore et tout le monde désire le savoir.” (p. 178)

Ce qui frappe tout au long du roman, c’est le profond fatalisme de Tolstoï : “parce que tout n’arrive pas toujours comme on le prévoit et que la guerre et la parade font deux.” (p. 193). Il s’interroge constamment sur la place de l’homme dans l’histoire, et la question du libre arbitre face à des événements qui nous dépassent. La guerre est l’occasion de montrer combien tous les plans et toutes les stratégies échouent devant des contingences banales et totalement imprévisibles. Les Russes ont très peur de Napoléon auquel ils attribuent des super pouvoirs, la campagne de Russie va démontrer au monde que le génie militaire ne résiste pas à l’hiver russe.  Pour Tolstoï, le libre-arbitre n’existe quasiment pas, l’homme n’est qu’un jouet dans la main du destin, et plus on est haut placé dans l’échelle sociale, plus on a apparemment de pouvoir, moins on est libre.

Néanmoins, c’est aller trop loin de voir un présage de révolution dans la description de la vie fastueuse, oisive et futile, menée par ces riches aristocrates qui dilapidentr allègrement dans une vie de luxe et de débauche une fortune qui provient du labeur de leurs serfs .   

Voir aussi:

Le résumé détaillé: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Guerre_et_paix/fr-fr/

ainsi que: https://raoullupin.tumblr.com/post/122976468721/l%C3%A9on-tolsto%C3%AF-la-guerre-et-la-paix-1865-1869

Ode to the Public school system

Delderfield, R.F. | 1963 | The Spring Madness of Mr. Sermon | Coronet, 1982 | 317p.

Information from back cover

It happened on the second day of the summer term. Was it caused by the smell of lilac, the droning of the bees, or the French incense which Lane-Perkins had set alight? Nobody knew, but that spring afternoon Sebastian Sermon, a 49 year old schoolmaster, experienced a brainstorm. He threw over his job, left his wife and children in their quier uburban home, and took to the road. In the months that followed, Sebastian discovered that excitement and romance are not only for the young. He did things he had never done before and found that he had talents which non one, least of all himself, had ever suspected…

Notes on this ‘rediscovery’

I first read this book in dutch from the library some fifty years ago. Then I purchased the Coronet pocket edition and have (re-)read it about every decade. Today it shows it age. It is not PC anymore. The book not only starts with Mr. Sermon hitting a boy in his class and going on hitting him (p. 16). The boys father congratulates Sermon – by way of the Headmaster !. ‘No he wasn’t angry , all he wanted to do was shake your hand and tell you to repeat the dose once a week. (p. 282)‘. The novel is also somewhat misogynistic, such as when Sebastian ‘finding it difficult to maintain his grip and in any case the briefs were totally inadequate protection as her yell testified the moment his hand descended. (p. 303)’.

For me however it remains a light and amusing, heart warming story of how Mr. Sermon finds hidden talents in himself that he never really suspected. Highly recommended to anyone who wants a feel-good read and can place the non-PC passages in their correct time context.

Un chaos formel éblouissant

Barico, Alessandro | 2005 | Cette histoire-là [orig. Questa Storia] | Folio, 2009 | 352p.

4ème de couverture

Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s’efforçant de remettre de l’ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu’il voit sa première automobile, l’année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu’il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale. Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l’écriture brillante et habile d’Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites.


Extraits

Mais moi, ajouta-t-il, j’ai un plan. Quel plan ? lui demandai-je, en souriant. C’est un bon plan, dit-il. Il tira un peu sa chaise vers moi. Ses yeux s’étaient illuminés. Moi, je construirai une route, dit-il. Où, je n’en sais rien, mais je la construirai. Une route comme jamais personne n’en a imaginé. Une route qui finit là où elle commence. Je la construirai au milieu de nulle part, pas une baraque, pas une palissade, rien. Ce ne sera pas une route pour les gens, ce sera une piste, faite pour courir. Elle ne mènera nulle part, parce qu’elle mènera à elle-même, et elle sera hors du monde, loin de toute imperfection. Elle sera toutes les routes de la terre en une seule, et elle sera là où rêvent d’arriver tous ceux qui un jour sont partis. Je la dessinerai moi-même et, vous savez quoi ? je la ferai suffisamment longue pour pouvoir y mettre toute ma vie bout à bout, courbe après courbe, tout ce que mes yeux ont vu et qu’ils n’ont pas oublié. Rien ne sera perdu, ni la courbe d’un coucher de soleil, ni le pli d’un sourire. Rien de tout cela n’aura été vécu en vain, parce que cela deviendra un pays spécial, un dessin pour toujours, une piste parfaite. Je veux vous le dire : quand j’aurai fini de la construire, je monterai dans une automobile, je démarrerai, et tout seul je commencerai à tourner, de plus en plus vite. Je continuerai sans m’arrêter jusqu’à ne plus sentir mes bras et j’aurai la certitude d’avoir parcouru un anneau parfait. Alors je m’arrêterai à l’endroit exact d’où je suis parti. Je descendrai de l’automobile et, sans me retourner, je partirai.

Folio, p. 173 – 174

Vous savez, les gens vivent pendant tellement d’années, mais en réalité ils ne sont vivants que quand ils arrivent à faire ce pour quoi ils sont nés. Avant et après, ils ne font qu’attendre et se souvenir. Mais ils ne sont pas tristes quand ils attendent ou qu’ils se souviennent. Ils ont l’air tristes. Mais ils sont seulement un peu loin.

Folio, p. 245

Quelque remarques concernant cette redécouverte

C’eût été une belle redécouverte tant d’une partie de l’histoire automobile, que de l’histoire militaire Italienne du siècle dernier.

Malheureusement en approfondissant certains sujets je lis dans Auto Blog que le livre contient diverses grossières erreurs de chronologie:

  • L’histoire d’Itala est fantaisiste.
  • En 1939, le père d’Ultimo ne pouvait pas connaître Fangio, dont la carrière en Europe ne commenca qu’en 1948;
  • En 1950, sur les routes des 1000 Miglia, LA star était Biondetti (d’autant plus que c’était un Italien.) A l’époque, Jaguar ne s’intéressait pas à la course et Elizaveta aurait du plutôt s’y engager avec une Alfa Romeo ou une Ferrari.
  • Le circuit à 18 courbes de Parri est un anachronisme: les voitures freinant et tournant mal, les circuits étaient alors des enchaînements de longues lignes droites et de virages à 90° (sauf Spa et le ‘Ring, qui profitent du relief naturel.)
  • Enfin, on reconnaît sur la couverture une Bentley-Napier sur le banking de Brooklands. Parri a construit son circuit à la fin des années 40, alors pourquoi montrer une voiture des années 30 sur un circuit construit au début du siècle?
  • D’ailleurs, Parri prétend avoir inventé le « routier » alors que Brooklands est justement le premier tracé permanent…

Pour faire balance lisez cette critique plus positive: https://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Alessandro-Baricco-la-perfection-de-la-trajectoire-NG-2007-10-10-526903

“You the pilgrim had the run-in with my son?”

L’Amour, Louis | 1993 | The Iron Marshall | Audible, 2003 | 390 min.

Publisher Description

He was a tough enforcer for a New York gang. But when young Tom Shanaghy made one too many enemies, he skipped town on a fast-moving freight. He landed in a small Kansas town that had big dreams, no name, and the need for an honest lawman. Tom figured that a knuckle-and-skull man from Five Points would be perfect for the job. He didn’t know that a high-stakes cattle drive was headed his way and that leading it was a vindictive rancher bent on settling an old score, even if he had to destroy the town to do it. Tom had himself stuck in the middle of the feud before sunset on his first day in town. All he could do was hope that his years on the Bowery had left him with the smarts he needed to keep himself alive.


Thoughts on rediscovering The Iron Marshal

The Iron Marshall is a solid Western although it doesn’t feature the usual seasoned frontiersman, rather a city-bred hero whose background will particularly fit him for the situation he will land in out West. For a Western the plot is a tad too complicated: a looming confrontation between a tough rancher and the townspeople, a hired marshal who goes missing and a queer group of people get together to try to take advantage of the confusion and pull off a heist. As usual with L’Amour there is a large number of characters, but only the the main character is fleshed out and gets a semblance of personality and depth.

If one wants to rediscover Louis L’Amour the stand alone novels are preferable to the series (The Sacketts, …) which tend to be irregular in quality. My #1 favorite is Hondo. The Iron Marshall is a nice runner-up.


“Somebody killed his burro,” Shanaghy said.
McBane’s expression changed. “God help them then.”

The Iron Marshall

Read it online https://arounddate.com/the-iron-marshall-by-louis-lamour/

Les silences de l’inspecteur Malgracieux

Simenon, Georges | 1938 | Monsieur La Souris | Tout Simenon 21, 2003 | p. 383 – 481

Monsieur La Souris est un clochard qui fréquente plutôt les beaux quartiers Parisiens. ‘Donnez-moi deux francs pour aller boire une chopine, s’il vous plaît, mon prince!”. Près du restaurant Maxim, il trouve un portefeuille avec beaucoup de sous dedans. Enfin, c’est ce qu’il dit, mais l’ inspecteur Lognon – dit l’inspecteur Malgracieux – n’en pense pas moins car il connaît l’apôtre. Tout au long de l’aventure, La Souris joue allégrement avec les pieds de l’inspecteur Malgracieux.

Trop de personnages dans cette histoire un peu trop tarabiscotée, néanmoins la (re-)découverte mérite d’être faite. On croit apercevoir Maigret à chaque pas, bien qu’il soit absent du livre. Par contre on rencontrera à la PJ le Commissaire Lucas

King Con vs. The Don

Cannell, Stephen J. | 1997 | King Con | Avon Books, 1998 | 434p.

Stephen J. Cannell was best known for producing television shows such as Baa Baa Black Sheep, Riptide and The A-Team. His books are like his TV shows – fast, light, and lots of action. King Con is no exception.


Review

Breezy, novelized screenplay from TV screenwriter Cannell (Final Victim, 1996, etc.) almost makes crime cute. When charming card cheat and confidence man Beano X. Bates takes too much money out of the pocket of Armani-draped New Jersey mafia boss Joseph Rina, Rina nearly beats him to death with a golf club. Rather than testify against Rina in an upcoming trial, Bates leaves the hospital and disappears, leaving feisty, terminally beautiful state prosecutor Victoria Hart without much of a case. Then Carol Sesnick, a protected witness in the Rina trial, is found murdered, along with her two state-police bodyguards, at the bottom of an elevator shaft in a Trenton apartment building. Hiding out as a used-car salesman in Florida, Beano, who’s also on the FBI’s Ten Most Wanted list, feels bad seeing his face flashed on television. He wants to quit being a con man and live easy with his cute terrier Roger-the-Dodger, but, having descended from a family of grifters, Bates can’t quite ignore the calling of his blood. The murder of Sesnick, who’s descended from a family of gypsies that has intermarried with the Bates clan, gives him the excuse to use his nefarious skills to bring Rina to justice. He teams up with Hart and teaches her a thing or two about small-time scams and the joys of preying on the deservingly dishonest. The two fall in love and wind up sufficiently imperiled (having successfully duped Tommy “Two Times” Rina, Joe’s homicidal brother) to justify a slam-bang, ultraviolent finish just before the wedding bells ring. Cannell shows off his skill at Elmore Leonard style plot twists and slangy street dialogue, but his blend of cinematically detailed violence and pointless Hollywood fairy-tale scenes fails to convince. (Kirkus Review / April 15th 1997)


A very young rediscovery. King Con was a thoroughly enjoyable re-read. I will however not be rereading it anymore. As such I’ll donate my copy (postage unpaid) to anyone who requests it or to the Oxfam bookstore here in town.

Nullachtfuffzehn.

Kirst, Hans Helmut | 1954 | 08/15 | My copy:

According to the Duden, 08/15 means “bar jeglicher Originalität, persönlichen Note; auf ein alltäglich gewordenes Muster festgelegt und deshalb Langeweile oder Überdruss erzeugend” (bare of any originality, personal character; set to a pattern that became an everyday thing and therefore creating boredom or weariness). So basically, calling an activity 08/15 is calling it nothing new, free of originality, perhaps even boring. Something just average – that’s 08/15.

And it all goes back to the World War I Maschinengewehr 08/15, or the MG 08/15 for short. The MG 08/15 required extensive training to be used properly. Soldaten (soldiers) trained with this weapon every single day. You can imagine, with its repetitive, deafening and maddening sound, that it quickly became a drag for the soldaten to deal with this heavy and cumbersome MG  every single day. And so, they started referring to other run-of-the-mill things as 08/15.

This notion of 08/15 being run-of-the-mill and negative was strengthened with the best seller by Hans Hellmut Kirst in 1954 with the same name, 08/15.

I let the following Interview and Review speak for themselves.

Interview in Die Zeit
Review Der Spiegel

Galgenstrick

Kirst, Hans Helmut | 1950 | Galgenstrik [orig. Wir nannten Ihn Galgenstrick] | Baarn, De Boekerij, 19xx | yyyp.

This is a rediscovery not from my library but from my father’s library which mainly consisted of Marabout pocket books. I probably read them all. It helped my knowledge of French considerably and I read some very goods which were at that time – more than 40 years ago – fairly new.

Le Lieutenant est devenu fou, Marabout (1963) was probably the first Hans Helmut Kirst novel I read. I do not know what happened to it or to the other Marabout’s. Once in a while I come across a title which makes me think back on these days where I could read hours on end. Yesterday, at the Oxfam bookstore, I happened across Galgenstrik a Dutch hardcover edition. I immediately picked it up. So, strictly speaking this is a rediscovery from my father’s library.

Years ago the title and the cover presentation, in the French pocket edition, gave the impression of a comedy with a happy end. But in war and in almost all Kirst novel the end usually is not happy, or only very exceptionally. And though Strick and Vogel remain free the war still has to be lost and the peace regained.

First Lieutenant Strick (notice the similarity both in name and in rank with Kirst) is a front fighter who is transferred back to Germany for exceptional behavior. Arrived in Rehausen his first act is to have the station commander, who organizes train shipments of luxury foodstuff to the ‘home front’ instead of repatriating heavily wounded soldiers from the Eastern front, arrested for corruption. This endears Strick to Kessler, the new SS-Officer who wants to increase die national-socialist feeling in the district. To do so, Strick is appointed NSFO, Nationalsozialistischen Führungsoffizier, as was Kirst. In this position he continues a fight against corruption, until he is implicated in the conspiracy of July 20th and as such is arrested.

Wir nannten Ihn Galgenstrick was Hans Helmut Kirst’s first novel. Although he rejected nazi-fascism, he did not completely distantiate himself from certain national-socialist ideas. Although as a first lieutenant on the Eastern front Strick probably was if not directly guilty at least by association of crimes committed in Russia, Kirst strictly limits himself to depicting Strick in Rehhausen as a soldier who merely tries to survive as honorably as possible, without touching anything pertaining to Russia. Opposite the honorable Strick and his resistance friend and sidekick Vogel are the nazis, those who gain from the war and suppresion of dissidents, corrupt members of a chain of higher ranked officers. In Kirsts novels one only finds two types of Nazis. Those who strongly believe in the “Bewegung”, who won’t allow dissenting ideas or opinions and who have no problem with eliminating – even in person – those who have. The others are only interested in their own ease and luxury. Those also can go over corpses, as long as they are not bothered by their smell. In Wir nannten ihn Galgenstrick we notice that Kirst rejects the first, but still appears willing to understand them, whereas the second he roundly despises. It is only in Kirst’s later novels that he will fully come clean against both national-socialism and the wehrmacht.

This does not make this novel any worse. Although not Kirst’s best novel, with a bit of a questionable ideology – other novels of his are much clearer in that regard e.g. 08/15 – nevertheless it was again fun to read and generally a recommended rediscovery.